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Le Ciel, comment y aller!

Notre problème

Le ciel – ou le paradis – fait l’objet de nos rêves et de nos aspirations. Nous devrons tous un jour quitter cette terre et le ciel est l’endroit où nous espérons aller. Mais à quoi ressemble le ciel? Et comment savoir si nous pourrons y aller?

Le ciel est un endroit sans comparaison avec ce que nous connaissons ici sur la terre. C’est là que Dieu est, et c’est ce qui rend cet endroit si différent.

Dans le livre qu’il a écrit, le prophète Esaïe lève un coin du rideau pour nous donner un aperçu de ce qui se passe au ciel. Voici ce qu’il nous dit:

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison fut remplie de fumée. Alors je dis: malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées.

Esaie 6:1-5

Esaïe vit le ciel comme un endroit rempli de la présence de l’Eternel. Il vit le Seigneur sur un trône et il entendit des anges le louer pour sa sainteté. Le ciel fut ébranlé par cette louange. C’était un spectacle intense qui terrifia Esaïe.

La sainteté de Dieu est d’une profondeur infinie… et les hommes sont pécheurs. C’est là notre problème. Notre péché nous tient éloignés de Dieu. Nous sommes en conflit avec lui et nous sommes sous son jugement; ce qui fait que les hommes ne sont pas «à leur place» dans cet endroit majestueux qu’on appelle le ciel.

Y a-t-il le moindre espoir pour que nous soyons autorisés à aller au ciel et nous y sentir chez nous? Comment un être humain pécheur pourrait-il être réconcilié avec Dieu?

Ce que Dieu a projeté de faire

Dieu a fait quelque chose pour remédier à notre problème. Dieu désire ardemment que nous soyons au ciel avec lui, aussi il a fait quelque chose pour que ce soit possible. Il y a fort longtemps, Dieu a parlé au prophète Esaïe et lui a dit ce qu’il projetait de faire:

Voici, mon serviteur prospérera; Il montera, il s’élèvera, il s’élèvera bien haut. De même qu’il a été pour plusieurs un sujet d’effroi, –Tant son visage était défiguré, Tant son aspect différait de celui des fils de l’homme, — De même il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie; Devant lui des rois fermeront la bouche; Car ils verront ce qui ne leur avait point été raconté, Ils apprendront ce qu’ils n’avaient point entendu. Qui a cru à ce qui nous était annoncé? Qui a reconnu le bras de l’Eternel? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru Qu’il était retranché de la terre des vivants Et frappé pour les péchés de mon peuple? On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu’il n’ait point commis de violence Et qu’il n’y ait point eu de fraude dans sa bouche. Il a plu à l’Eternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours; Et l’œuvre de l’Eternel prospérera entre ses mains. A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités. C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables.

Esaie 52:13-53:12

Dans ces versets, Dieu fait la promesse d’envoyer son serviteur mourir pour nos péchés. Ce serviteur sera méprisé et rejeté par les hommes. Il portera nos souffrances et se chargera de nos douleurs. Nos péchés seront placés sur le serviteur de Dieu et il mourra pour nous. Il portera nos iniquités et sa vie sera offerte en sacrifice pour nos péchés. Aux yeux de Dieu, sa mort sera pleinement suffisante pour faire disparaître nos péchés. Dieu promet que ce serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes. En d’autres termes, il va permettre à beaucoup d’hommes d’être réconciliés avec Dieu.

Bien longtemps avant Esaïe, Job avait posé la question:

Comment l’homme serait-il juste devant Dieu?

Job 9:2

Job savait que l’homme avait besoin d’être réconcilié avec Dieu, mais ne savait pas comment cela pouvait se faire. Esaïe a dit que le serviteur de Dieu justifierait beaucoup d’hommes. Nous devons étudier cela plus en détail.

Dieu a pourvu à notre salut

Plusieurs siècles après le prophète Esaïe, voici ce que l’apôtre Paul écrivit à Tite concernant le serviteur de Dieu qui était venu pour nous justifier:

Car nous aussi, nous étions autrefois insensés, désobéissants, égarés, asservis à toute espèce de convoitises et de voluptés, vivant dans la méchanceté et dans l’envie, dignes d’être haïs, et nous haïssant les uns les autres. Mais, lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit. Il l’a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions héritiers dans l’espérance de la vie éternelle.

Tite 3:3-7

Dans ce passage, le serviteur juste de Dieu est appelé Jésus-Christ notre Sauveur. Nous étions pécheurs mais Dieu nous a sauvés. Ce salut n’est nullement lié aux œuvres que nous aurions faites, mais il découle uniquement de la miséricorde et de la grâce de Dieu. L’œuvre de Jésus-Christ nous a justifiés, c’est-à-dire qu’elle nous a réconciliés avec Dieu. Et cette justification nous a rendus aptes à être des héritiers de Dieu et à avoir la vie éternelle, au ciel, avec Lui.

L’apôtre Paul l’explique plus en détail dans un autre passage:

Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière; il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés. Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. Il est la tête du corps de l’Eglise; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. Car Dieu a voulu faire habiter toute plénitude en lui; il a voulu par lui tout réconcilier avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui, saints, sans défaut et sans reproche

Colossiens 1:12-22

Ici, le serviteur de Dieu est présenté comme son Fils bien-aimé; celui-ci est à l’image de Dieu et il a la prééminence. Son sang nous a obtenu la rédemption et le pardon des péchés. Nous étions étrangers et ennemis de Dieu, mais le Fils de Dieu a institué la paix entre nous. Il nous a réconciliés avec Dieu, ce qui a fait disparaître l’hostilité et naître l’amitié et la communion. De plus, son œuvre nous rend saints, sans défaut et sans reproche aux yeux de Dieu. En d’autres termes, Dieu nous a revêtus de sa justice. Cela nous qualifie pour être dans la présence de Dieu au ciel.

Réconciliés avec Dieu

La justification, c’est l’acte de Dieu qui nous rend compatibles avec le Ciel. Elle nous apporte la justice même de Dieu, et c’est cela qui nous permet d’être réconciliés avec Lui. Voici comment l’apôtre Paul l’explique:

Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu. Car personne ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché. Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné à être, par son sang pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience; il montre ainsi sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. Où donc est le sujet de se glorifier? Il est exclu. Par quelle loi? Par la loi des œuvres? Non, mais par la loi de la foi. Car nous pensons que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi.

Romains 3:19-28

Là encore, comme en Tite chapitre 3, le serviteur juste de Dieu se reconnaît en la personne de Jésus-Christ. Il nous a apporté la justice de Dieu, et celle-ci nous est donnée par la grâce de Dieu; nous en devenons les bénéficiaires par notre foi, en d’autres mots, nous nous l’approprions en croyant.

Le verset 25 mentionne une victime propitiatoire. Le propitiatoire désigne un lieu où l’homme pécheur peut rencontrer le Dieu saint. Pour l’adoration dans le Tabernacle de l’Ancien Testament, l’Arche de l’Alliance comportait un propitiatoire, dans sa partie supérieure. Aujourd’hui, Jésus-Christ est notre propitiatoire. Il est l’endroit où nous allons pour rencontrer Dieu. Nous nous approchons de Dieu par la foi dans le sang de Christ.

La justification est un acte de Dieu en faveur d’un pécheur repentant. Elle impute la justice de Christ à une personne qui vient à lui par la foi. «imputer» est un terme bancaire. Il signifie faire un dépôt sur le compte d’une personne. Par la justification, Dieu impute la justice au compte de toute personne qui reçoit son salut par la foi. La justification nous déclare officiellement «juste»! Elle ne peut se mériter: son seul fondement est la justice de Christ imputée à notre compte, et c’est elle qui supprime la condamnation que nos péchés avaient attirée sur nous, et nous donne la paix avec Dieu. Paul dans son épître aux Romains le déclare sans ambiguïté:

Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Romains 8:1

La justification est l’œuvre de Dieu à 100%. Nous n’aidons pas Dieu à nous justifier– il en est l’unique auteur et c’est une œuvre parfaite. Le chrétien le plus récent est tout aussi justifié que le saint le plus âgé. Cette justification nous donne le statut de juste devant Dieu pour l’éternité. Cette justification constitue la seule base sur laquelle Dieu peut nous accepter en sa présence.

La justification nous rend compatibles avec le ciel et aptes à participer à ses activités. Comme les anges, nous ferons alors monter des louanges vers Dieu pour sa sainteté et pour sa grâce.

Vous devez prendre une décision

La justification est l’œuvre de Dieu, mais c’est sur notre foi qu’elle nous est attribuée. Elle n’est imposée à personne, mais elle est offerte à tous ceux qui veulent recevoir le salut de Dieu.

L’apôtre Jean, en ce qui concerne notre besoin de recevoir le salut que Dieu a préparé pour nous, a écrit ce qui suit:

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. Il y eut un homme envoyé de Dieu: son nom était Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui. Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière. Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue. Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.

Jean 1:1-14

Croyez et recevez… C’est ce que nous avons besoin de faire, selon Jean. La mutation de notre état de pécheur à l’état d’enfant de Dieu a lieu lorsque nous croyons et que nous recevons le Seigneur Jésus-Christ comme notre sauveur personnel. Ce simple acte de foi nous apporte le salut de Dieu. C’est le moyen par lequel nous sommes rattachés à la grande œuvre de justification de Dieu, et qualifiés pour être au ciel avec lui pour toujours.

L’apôtre Paul l’exprime ainsi:

Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut,…

Romains 10:9-10

Et enfin, la supplication finale de la Bible, dans le livre de l’Apocalypse, est une invitation à «venir»:

Et l’Esprit et l’épouse disent: Viens. Et que celui qui entend dise: Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement.

Apocalypse 22:17

Cher(e) ami(e), cet appel est pour vous! Dieu s’intéresse à vous, passionnément. Il désire que vous soyez au ciel avec lui pour l’éternité et il a déjà tout mis en oeuvre pour que vous puissiez y aller. Mais il vous faut recevoir le don de son salut. Un don, par définition, ne saurait être un salaire, mais il doit être reçu. Cette décision vous appartient. Ne quittez pas ce monde sans avoir reçu Jésus-Christ comme votre Sauveur.


© 2007-Clarion R. Schoepflin – traduit de l’Anglais par Christine Daley

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